La rémunération de l’associé
Argent, salaire, dividendes : la rémunération est l’un des sujets les plus sensibles entre associés. Sans cadre clair, elle devient rapidement une source de tension.
La rémunération est souvent abordée trop tard dans une association. On se concentre sur le projet, la vision, le capital, en supposant que la question financière se réglera d’elle-même.
En pratique, l’absence de règles claires sur la rémunération est l’une des premières causes de frustration entre associés.
Un associé peut être rémunéré de plusieurs manières, selon son rôle, son implication et le cadre juridique choisi.
Les principales formes de rémunération
Salaire
Rémunération liée à une activité opérationnelle réelle et mesurable.
Dividendes
Rémunération liée aux bénéfices distribués, proportionnelle aux parts détenues.
Rémunération mixte
Combinaison d’un salaire et de dividendes, fréquente chez les associés opérationnels.
Absence de rémunération
Situation temporaire parfois acceptée, mais rarement tenable dans la durée.
Les risques liés à une rémunération mal définie
Déséquilibre perçu
Un associé se sent sous-payé par rapport à son implication.
Confusion des rôles
Difficulté à distinguer rémunération du travail et rémunération du capital.
Tensions personnelles
L’argent cristallise rapidement les frustrations non exprimées.
Blocage des décisions
Les désaccords financiers paralysent la gouvernance.
La rémunération doit être cohérente avec :
- le rôle réel de chaque associé
- le temps investi
- le niveau de responsabilité
- la capacité financière de l’entreprise
Il n’existe pas de modèle universel, mais il existe de nombreuses erreurs prévisibles.
Les éviter nécessite de poser le sujet explicitement dès le départ.
Encadrer les règles financières entre associés
Les règles de rémunération doivent être formalisées pour éviter les conflits.